District de Caué

PP CA 01 : L’estuaire du Io Grande à partir de São João dos Angolares

  • Départ : plage de São João dos Angolares
  • Arrivée : plage de l'estuaire du Io Grande
  • Difficulté : faible à moyenne
  • Dénivelé : environ 130 mètres à la montée, autant en descente
  • Durée : 2h.15 à l’aller, autant au retour, quel que soit le chemin emprunté.

Le PP CA 01 : de São João dos Angolares à l’embouchure du Io Grande, en passant par la roça Fraternidade

São João dos Angolares est le chef-lieu du district de Caué, le district qui couvre le sud de l’île de Sao Tomé. C’est une petite cité portuaire bâtie au fond de la baie de Vera Cruz, sur l’estuaire du paresseux Rio São João aux eaux sombres. A l’embouchure du rio, belle plage de sable noir, entre mer et rivière, où les pêcheurs mettent à l’abri leurs embarcations au pied des cocotiers.

Le Io Grande (Io est la forme dialectale créole pour Rio) est le principal cours d’eau de l’île. Bien que son cours ne soit pas très long, il présente, même en moment de basses eaux, un aspect de vraie rivière (alors que beaucoup de cours d’eau de l’île ne sont que de simples torrents), et ses crues sont redoutables. Il est vrai qu’il descend de montagnes exposées aux alizés équatoriaux chargés d’humidité, où les précipitations annuelles atteignent le niveau de 6 à 8 mètres (10 à 12 fois plus qu’à Paris, autant que sur les pentes les plus arrosées de l’Himalaya). Quand il arrive au niveau de la route nationale entre S. João dos Angolares et Ribeira Peixe, le courant s’est calmé ; le rio effectue des méandres sur un peu moins de deux kilomètres et, au moment de parvenir à la mer, s’élargit en une petite lagune bordée d’une dense et sombre végétation. Cet estuaire tranquille mérite d’être visité et invite à la baignade après deux heures de randonnée.

Entre l’estuaire du Rio São João et celui du Io Grande, s’intercale une péninsule qui culmine à 341 mètres au-dessus du niveau de la mer, occupée par les terres de la Roça Fraternidade. Le siège de la roça est bâti sur le flanc de la montagne, à 130 m. d’altitude. On y jouit d’un point de  vue exceptionnel sur la baie de Vera Cruz.

Difficulté : moyenne. Dénivelé : environ 140 mètres. Durée : 3 heures pour atteindre l’embouchure du Io Grande. Même durée au retour si on prend le même chemin ; 2h1/2 en prenant le PP CA 03 (soit une boucle totale de 5h1/2) ; environ 2 heures en revenant à S. João dos Angolares par la route.

 

 

Départ : l’extrémité de la plage de São João dos Angolares (à l’autre bout de la partie de la plage située en contrebas de la Pension Mionga et de son charmant restaurant gastronomique – la Pension Mionga est membre du réseau PTP SANTOLA). Arrivée : plage de l’estuaire du Io Grande.

 

Difficulté : moyenne. Dénivelé : environ 140 mètres. Durée : 3 heures pour atteindre l’embouchure du Io Grande. Même durée au retour si on prend le même chemin ; 2h1/2 en prenant le PP CA 03 (soit une boucle totale de 5h1/2) ; environ 2 heures en revenant à S. João dos Angolares par la route.

 

Départ : l’extrémité de la plage de São João dos Angolares (à l’autre bout de la partie de la plage située en contrebas de la Pension Mionga et de son charmant restaurant gastronomique – la Pension Mionga est membre du réseau PTP SANTOLA). Arrivée : plage de l’estuaire du Io Grande.

 

Points d’attraction de la randonnée : la vue qu’on a depuis la roça Fraternidade sur S. João dos Angolares et la baie de Santa Cruz, mais aussi sur le massif montagneux du centre de l’île ; et surtout, à l’arrivée en bout de parcours, le spectacle de l’estuaire du Io Grande aux calmes eaux sombres, et la plage de sable d’un noir anthracite qui le sépare de la mer.

Le Io Grande (Io est la forme dialectale créole pour Rio) est le principal cours d’eau de l’île. Bien que son cours ne soit pas très long, il présente, même en moment de basses eaux, un aspect de vraie rivière (alors que beaucoup de cours d’eau de l’île ne sont que de simples torrents), et ses crues sont redoutables. Il est vrai qu’il descend de montagnes exposées aux alizés équatoriaux chargés d’humidité, où les précipitations annuelles atteignent le niveau de 6 à 8 mètres (10 à 12 fois plus qu’à Paris, autant que sur les pentes les plus arrosées de l’Himalaya). Quand il arrive au niveau de la route nationale entre S. João dos Angolares et Ribeira Peixe, le courant s’est calmé ; le rio effectue des méandres sur un peu moins de deux kilomètres et, au moment de parvenir à la mer, s’élargit en une petite lagune bordée d’une dense et sombre végétation. Cet estuaire tranquille mérite d’être visité et invite à la baignade après trois  heures de randonnée.

Entre l’estuaire du Rio São João et celui du Io Grande, s’intercale une péninsule qui culmine à 341 mètres au-dessus du niveau de la mer, occupée par les terres de la Roça Fraternidade. Le siège de la roça est bâti sur le flanc de la montagne, à 140 m. d’altitude. On y jouit d’un point de  vue exceptionnel sur la baie de Santa Cruz où s’abrite la petite ville de São João dos Angolares.

 

Le parcours de cette randonnée part de la plage de São João dos Angolares, à l’extrémité opposée de celle par laquelle on accède depuis la ville ou la Pension Mionga. Attention ! Il arrive que le parcours tel que tracé initialement soit inondé juste après le point de départ, en raison de crues du rio Sao João ; vous pourrez toujours passer en enlevant vos chaussures et en retroussant vos pantalons, mais nous avons également marqué maintenant un itinéraire de rechange permettant de rester à pied sec, qui rallonge le parcours d’environ une centaine de mètres.

Ensuite, le chemin balisé suit d’abord une piste plus ou moins carrossable durant environ 15 à 20 minutes le long du fleuve et de la mangrove (sur votre droite), avant de gravir la colline sur votre gauche par un sentier en pente entre les arbres, qui, malgré l’abandon récent de la roça Fraternidade par ses habitants, reste assez fréquenté par les paysans. L’arrivée au siège de la Roça Fraternidade se situe à 140 mètres au-dessus du rio et de la mer. Le hameau de la roça, saigné par l’exode rural, ne compte plus d’habitants permanents, et les bâtiments abandonnés se dégradent rapidement. Cependant, certains des anciens habitants, même s’ils sont allés habiter à S. João dos Angolares, continuent à travailler leurs terres (cacao, élevage de chèvres et de moutons). Près du lavoir, embranchement entre PP CA 01 et PP CA 04. Une charmante chapelle sur la pente à gauche, d’où on jouit d’une très belle vue, vers le nord sur São João, vers l’ouest sur un imposant massif montagneux.

A la sortie du hameau, le PP CA 01 contourne la montagne par l’ouest, en serpentant au sein de plantations de cacaoyers et de palmiers en pente raide, pour partie abandonnées. Arrivée sur le versant sud, qui domine la vallée du Io Grande, où l’on descend par une pente brutale (usage d’un bâton de marche recommandé). On débouche sur une étroite petite route pavée qui longe les berges du rio, dont elle est séparée par de magnifiques bouquets de bambous. Pour accéder à l’embouchure de la rivière, prendre à gauche (fléchage) ; du côté droit, cette route pavée mène à la route nationale (EN2) par le chemin de randonnée PP CA 03.

Arrivée au village de Praia Io Grande : petite communauté de pêcheurs Angolares très pauvres, dans leurs cabanes de bois, accueil souriant et plein d’une curiosité réfrénée par discrétion : d’où vient-on, comment a-t-on connu cet endroit, pourquoi n’est-on pas venu en voiture, est-ce qu’on aime São Tomé ? Le village étant menacé par la montée de la mer et l’érosion littorale, on construit de nouvelles maisons pour les habitants (grand chantier à l’entrée). Au bout de la route, sur la droite, longue plage de sable noir très fin, formant une barre entre le cours du fleuve et la mer ; d’un côté, des rouleaux propices au surf, de l’autre, l’eau douce du fleuve qui invite à la baignade. L’embouchure est d’une sombre beauté, qui n’est pas sans évoquer les bayous de Louisiane peuplés d’alligators. Il n’y a pas d’alligator à Sao Tomé ; mais les gens du cru vous raconteront qu’un matin, il y a des années, un requin, qui s’était aventuré dans la lagune et était resté prisonnier à marée basse, a mordu un homme qui pêchait à l’épuisette les minuscules petits poisson de friture qui abondent à cet endroit, et le pauvre homme a dû être amputé. Ce sinistre accident n’empêche apparemment pas les enfants du village de barboter en poussant des cris de joie dans les eaux de l’estuaire, ni les femmes d’y laver leur linge. Tant que ce public y est, vous pouvez vous aussi vous baigner.

 

On peut rentrer à S. João dos Angolares par le même chemin, ou préférer cheminer le long de la route nationale, le trafic routier n’est pas d’une grande intensité et ne gâche pas le plaisir de la randonnée. Autre possibilité : revenir par le PP CA 03, en prenant la route pavée décrite plus haut jusqu’à la route nationale, que l’on suivra en direction de la gauche sur environ 300 mètres jusqu’au pont sur le Io Grande (signalisation),

PP CA 02 : Praia Pesqueira, sa cascade et Praia Muteca

Durée : 50 minutes, sans compter les pauses à la cascade et sur les plages.
Départ : route nationale EN2, au kilomètre 51 (un kilomètre avant Ribeira Peixe, soit 11 kilomètres après São João dos Angolares), à l’embranchement de la piste menant à Praia Pesqueira. Arrivée : au même endroit, le parcours décrit une boucle.
Niveau de difficulté : très facile. Dénivelé cumulé : quelques dizaines de mètres.

L’intérêt de la balade : une très belle cascade située pratiquement en bord de mer ; et deux jolies petites plages ombragées, dont l’une en bordure d’une ravissante mangrove miniature. Et, bien sûr, la rencontre des habitants du village de Praia Pesqueira, qui voudront vous faire visiter « leur » cascade, dont ils sont très fiers.

Si vous souhaitez faire cette jolie randonnée alors que vous êtes à la Pousada Na Cascata (restaurant, hébergement en bungalows), vous pouvez traverser le rio en aval de la cascade, à gué, en mettant vos chaussures de marche dans votre sac à dos. Ou sinon, vous pouvez aller de la Pousada à la route nationale (800 mètres dans la belle palmeraie), puis prendre celle-ci sur votre droite, franchir le pont sur le rio Martim Mendes, et tourner ensuite sur la piste à votre droite, qui marque le début du parcours.
Si vous venez en voiture de la capitale ou de S. João dos Angolares, vous laisserez votre véhicule à l’embranchement de la route nationale asphaltée et de la piste qui mène à Praia Pesqueira (inscription à la peinture jaune sur un parapet, indiquant « cascade » et « PP CA 02 »). Prière de garer votre voiture sur le bas-côté de la piste de façon à ne pas gêner le passage de véhicules comme camions et tracteurs.
Cette piste conduit, en 5 minutes de marche, au village de Praia Pesqueira. Au cœur du petit village, trois sentiers successifs sur votre droite mènent à la cascade (appelée Cascata Miôba) : le premier débouche sur le joli plan d’eau calme situé juste en amont de la cascade, fréquenté par les lavandières qui viennent battre le linge sur les rochers. Les deux suivants vous conduisent au pied de la cascade, le sentier du milieu (fléchage) amenant au point le plus spectaculaire. A cet endroit, le rio Martim Mendes, à moins de 200 mètres de son embouchure dans l’Océan, franchit un seuil de roches volcaniques très résistantes, formant un barrage naturel qu’il n’a pas réussi à éroder ; le barrage rocheux est très large, l’eau du rio, divisée en plusieurs petits bras, tombe d’une dizaine de mètres dans une belle piscine naturelle, qui se termine sur la grève marine. Les enfants du village se feront un plaisir de vous indiquer ces sentiers, en demandant « doce, doce » (des bonbons, des bonbons) en rétribution. Ne laissez pas croire que les touristes sont là pour leur gâter les dents ; si vous y pensez avant votre départ, achetez des ballons gonflables de couleur ; et distribuez-en quelques-uns dans ce genre d’occasion ; ce sera un très beau cadeau. Sinon, résistez aux demandes, et surtout, aux demandes d’argent.
Il arrive que des enfants plongent hardiment du haut de la cascade ; c’est un spectacle impressionnant. Admirez ; applaudissez si vous voulez ; mais ne donnez pas d’argent aux petits plongeurs ; ce qui est un jeu ne doit pas devenir une activité stipendiée.
Revenir sur la piste principale qui traverse le village. Au bout de celui-ci, fléchage en direction de votre gauche, qui vous amène au dessus de la plage de Praia Pesqueira, à la courbe harmonieuse, fréquentée par les pêcheurs, où l’on peut se baigner agréablement. Le parcours continue dans la plantation industrielle de palmiers à huile de la compagnie Agripalma (dont le siège se trouve non loin, à Ribeira Peixe). Les tracteurs utilisés pour transporter la récolte creusent des ornières dans le large chemin qui se remplissent de boue après les pluies. Après une courte montée, on traverse un endroit marécageux où il faut choisir où poser ses pieds pour ne pas trop enfoncer ; en saison des pluies, prévoir d’être chaussé en conséquence (bottes, ou sinon, sandales ou tongues que l’on lavera un peu plus loin à la plage, pas de chaussures en toile). On descend ensuite en direction d’un petit cours d’eau ; à droite, le chemin mène à une plage très agréable, signalée sur les cartes comme Praia Azeituna (Plage des Olives), mais appelée par les gens du coin Praia Muteca, du nom, dit-on, d’un travailleur déporté du Mozambique et échappé d’une roça, qui vécut seul fort longtemps sur cette plage et mourut là sans avoir pu regagner son pays – au moins est-il mort libre, à la différence de tant de ses semblables arrachés au continent pour venir travailler jusqu’à leur mort dans les cacaoyeraies ! Cette plage s’étend entre la mer aux forts rouleaux et un marigot aux allures de mangrove miniature formé par le petit cours d’eau venant de la montagne ; plan d’eau de couleur sombre et végétation d’une sublime sérénité.
De Praia Muteca, on peut accéder par des rochers à une autre belle plage, Praia Engenheiro ; mais attention à la marée, quand la mer est haute, les vagues battent avec violence les rochers qui séparent les deux plages et peuvent empêcher le retour.
De Praia Muteca, revenir sur ses pas, le parcours longe ensuite le rio en marge de la palmeraie et remonte en direction de la route nationale entre des haies de fougères. Vous débouchez sur la route à 350 mètres en amont du point de départ de la balade, où vous retrouverez votre véhicule.

A noter que, quelques centaines de mètres plus loin en direction du sud, une large piste à gauche mène au village de Ribeira Peixe (une ancienne roça coloniale, aux majestueux bâtiments ruinés). En prenant cette piste, puis juste après, de nouveau à gauche, un sentier entre les palmiers, vous arriverez à la Pousada Na Cascata. Du restaurant, vue panoramique sur la cascade ; et, de l’autre côté, vue sur la mer (toute petite plage de sable). L’établissement comporte, depuis fin 2022, deux petits bungalows d’hébergement, à proximité immédiate, à la fois du bassin de la cascade et de la petite plage marine ; il fait partie de l’association PTP Santola, et, si vous y résidez, le guide accompagnateur Aylton et le chasseur Mito Gama pourront vous emmener dans les environs randonner sur d’autres parcours, non balisés (voir plus loin).

Il vaut aussi la peine de continuer la route goudronnée encore un peu au-delà de la piste menant à Ribeira Peixe ; on aura une vue spectaculaire sur le Pico do Cão Grande, ce piton basaltique qui s’élève d’un jet à 660 mètres de hauteur au-dessus de la plaine littorale. Peut-être le site le plus photographié de tout Sao Tomé.

Randonnées dans la mangrove et le long des plages de l’extrême sud (parcours non signalisés)

La pointe sud de l’île de Sao Tomé est plate et marécageuse. L’eau de ruissellement descendant des montagnes se mêle aux infiltrations de l’eau de mer, créant un paysage de mangrove surprenant, d’une extrême richesse de végétation et de faune amphibies. Cette zone protégée a été rattachée au Parc National de l’Obô.

* De Porto Alegre à Roça Vânia, dans le sud profond, entre mer et mangrove

Une large piste carrossable joint Porto Alegre à Roça Vânia, sur 5 km. Bosselée et creusée d’ornières, elle est particulièrement éprouvante pour les vertèbres lombaires si vous la faites en voiture. Mais c’est un vrai plaisir de la parcourir à pied, à l’ombre des palmiers, des cocotiers, des badamiers, en ayant, ici et là, quelques échappées vers la mer (plages ou falaises de récifs). Pas de marquage en jaune par les soins de l'association PTP Santola, mais impossible de s’égarer : on prend toujours tout droit, la piste principale, et les différents chemins qui mènent sur la gauche aux plages, hôtels et points de vue intéressants sont indiqués par un panneau.

Retour par le même chemin.

Porto Alegre est une ancienne roça coloniale, fondée et défrichée dans les toutes dernières années du XIXème siècle, mais dont les cultures ont été abandonnées dans la deuxième moitié du XXème. Il en est resté un village peuplé par les descendants des travailleurs capverdiens, qui se sont reconvertis dans la pêche et, depuis une quinzaine d’années, dans le tourisme. Une partie des terres de l’ancienne roça a été concédée à la société Agripalma pour ses plantations de palmiers à huile, insérées ici entre zone de plages et zone de mangrove. En bout de piste, un couple franco-santoméen a ressuscité une agriculture plus variée, dont la principale production est une vanille de qualité, qui est maintenant connue sur le marché mondial ; au milieu de cette plantation, la roça Vânia est aussi considérée comme un des plus coquets et des plus agréables établissements touristiques de l’île de Sao Tomé.

On sort du village-roça de Porto Alegre au-delà du terrain de football, en passant devant la Pension Salutar et la Casa Malé, deux petits hébergements touristiques familiaux qui font partie de l'association PTP Santola.

À 800 mètres, sur la gauche, entrée de l'hôtel Nguembu (plage).

Deux cents mètres plus loin, Praia Cabana. C'est la plus paisible des plages du parcours : accessible sans devoir montrer patte blanche à un hôtel concessionnaire des lieux, pas de gros rouleaux, espace dégagé où il est facile de surveiller des enfants, une belle vue sur l'Ilheu das Rolas tout proche. Sur la gauche, restaurant de la pension Salutar, ouvert à midi ; et le petit bungalow de la pension, pour les amateurs de nuits à la Robinson sur la plage. À l'autre extrémité de celle-ci, établissement Praia Cabana Beach, de confortables bungalows bien intégrés dans le paysage.

À 1,6 km de Porto Alegre, entrée sur la gauche du complexe hôtelier Praia Inhame. Joli parc fleuri. Une pancarte vous avertit que vous entrez dans une zone de "stressless land" ! En principe, toutes les plages, dans le pays, sont ouvertes au public et l'accès ne peut en aucun cas être interdit aux gens qui ne sont pas clients d'un hôtel riverain. Cependant, si vous voulez profiter de la plage, pour éviter tout affrontement verbal avec le personnel, nous vous conseillons de prendre au moins un rafraîchissement sur l'esplanade en bois du restaurant, qui est installé sur la plage à l'ombre des cocotiers.

À environ 2 km de Porto Alegre, un chemin mène sur la gauche à Praia Piscina. On marche 10 minutes entre les arbres pour y arriver. Praia Piscina est une zone inconstructible ; pas d'hôtel, donc, mais une petite cabane en bois vend des souvenirs et des boissons, et les jeunes qui s'en occupent préparent aussi des repas de type barbecue (poisson grillé) à l'air libre. L'extrémité du sentier domine, sur votre gauche, des falaises de basalte noir déchiqueté, battues par des vagues violentes, et, surprise, un phénomène de geyser sporadique tout à fait spectaculaire : à plusieurs mètres au-dessus du niveau de la mer, il arrive que sorte, à l'horizontale, un jet d'eau puissant qui retombe dans les flots. Sur votre droite, accès en forte pente à deux petits bassins naturels formés par des rochers noirs bordés de sable blond, qui protègent complètement de la houle violente de la zone ; ce sont les piscines qui ont donné son nom à l'endroit. Baignade agréable, mais attention ! Ne sortez pas des piscines, la force des vagues peut vous projeter sur les rochers ; et prenez garde aux oursins dissimulés dans les anfractuosités de la barrière rocheuse.

A environ 2,5 km de Porto Alegre, chemin à gauche pour le petit hôtel-restaurant Gombela. Pas de plage pour se baigner, mais un site en promontoire formant belvédère sur des eaux limpides aux couleurs changeantes, peut-être la plus belle vue sur la mer de toute la côte sud. Vous pouvez vous laisser tenter par un pot ou une collation servie sur le belvédère.

La piste principale traverse ensuite une zone découverte, en partie plantée en manioc, et l'on aperçoit, sur la droite, la grande mangrove du sud, classée réserve naturelle. À 3,5 km de Porto Alegre, on débouche sur la Praia Jalé. Belle et longue plage de sable fin, mais attention, plutôt pour le surf que pour la baignade : forts rouleaux, et courant marin qui tend à éloigner le baigneur du rivage. Le site est maintenant occupé par deux établissements hôteliers :

  • Le Jalé Ecolodge, petit complexe de quatre bungalows en terre compactée, volontairement dépourvu d'électricité et de liaison internet, sur le thème "Vivons déconnecté" - restaurant de poisson grillé. Certains soirs, observation de ponte de tortues géantes.
  • Le Domus Praia Jalé, hôtel de bungalows beaucoup plus classique, situé plus loin, en extrémité de la plage.

La piste s'éloigne ensuit du bord de mer pour grimper en pente douce, d'abord le long de la palmeraie de l'entreprise huilière Agripalma, puis à travers des plantations plus variées (nombreux arbres fruitiers, et arbres tuteurs de vaniliers) : celles de la Roça Vânia. Au km 5, on arrive devant les bungalows de l'établissement, le restaurant sur votre droite, avec la distillerie des fameux alcools produits ici par la petite entreprise "Delicias da Ilha" (qui est aussi productrice d'extraordinaires confitures, mais celles-ci sont fabriquées, non à la roça, mais dans la capitale). Possibilité de déjeuner sur réservation. Et visite de la plantation (avec explications intéressantes sur la culture de la vanille), de la distillerie et du petit magasin, également sur réservation. Tél. (Bastien) 239 904 88 11.

 

Randonnée autour de la mangrove de Malanza

Belle mangrove, où l'on peut faire une promenade en barque, ponton d'embarquement à la sortie de Malanza (village littoral et plage situés sur l’EN2 juste avant Porto Alegre) : Mangrove Tour, tél. (239) 996 27 71 (Senhor Vitalo) ou 991 76 02 (Senhor Osvaldo).

Il existe des sentiers de randonnée pédestre qui permettent de faire le tour de cette mangrove. Mais vous êtes alors dans le Parc Naturel de l'Obô. Vous devez obligatoirement être accompagné d'un guide officiel. Ne vous y risquez pas seul : en plus d'être en contravention avec la loi (qui vise à protéger flore et faune locales de toute déprédation), vous vous perdriez facilement, les sentiers ne sont pas signalisés. Tél.: 239 988 20 07 (Malé parle français).

 

PP CA 03: Roça Soledade et Io Grande

Difficulté : facile. Dénivelé : environ 130 mètres. Durée : 2 heures pour atteindre le pont sur le Io Grande ; un quart d’heure de plus pour effectuer la jonction avec le PP CA 01. Retour au point de départ : même durée par le même chemin ; 1 h 40 en prenant la route nationale ; 2 h 45 en prenant le PP CA 01.

Point de départ : la sortie de la ville de S. João dos Angolares. Point d’arrivée : sur la route pavée menant à l’embouchure du Io Grande, à l’intersection avec le tracé du PP CA 01.

 

Les points d’intérêt marquants de la randonnée : Roça Soledade, une petite roça cacaoyère encore en activité ; de belles perspectives sur le relief montagneux ; les berges du Io Grande, où l’on chemine entre des arbres immenses, et la vue sur les eaux vertes de cette rivière puissante, notamment du haut du pont routier qu’emprunte la route nationale.

 

La randonnée commence par un trajet d’environ 20 minutes le long de la route nationale EN2, durant 1,4 km au-delà de la Pensão Mionga, qui marque la sortie de la ville de S. João dos Angolares en direction du sud. La route nationale ne connaît pas un trafic routier très dense, mais restez quand même en file indienne sur le bas-côté. A gauche de la route, on domine le rio São João et sa mangrove ; à droite, au pied de la colline, des bas-fonds très humides, semés en saison de hautes fleurs blanches, où paissent souvent des vaches et des taureaux aux majestueuses cornes-lyre. Une fois passé un pont sur le rio, à gauche, beau bosquet dense de cocotiers et de palmiers mélangés. Si vous faites cette randonnée avec un guide, profitez-en pour apprendre à distinguer ces deux espèces d’arbre, que les gens des climats tempérés confondent toujours. Le bosquet résonne des claquements d’ailes des truquis, petits oiseaux gris et noirs à la face rousse, qui volètent de branche en branche en faisant onduler leur longue queue. Après 1,4 km, sur le bas-côté droit de la route, marquage au sol indiquant le début du chemin de randonnée PP CA 03, dans une carrière d’argile qui a profondément entamé la colline.

Le sentier grimpe, au-delà de la carrière, dans une végétation d’arbres d’essences variées : palmiers, cacaoyers, arbres à pain, acacias, quelques érythrines… En se retournant, vue par instants entre les arbres sur les formes massives du Pico Maria Fernandes.

Après 30 ou 35 minutes de montée, on arrive aux constructions de la Roça Soledade : architecture utilisant principalement le bois ; le bâtiment de maître avait, jusqu’i y a peu, fière allure avec ses toitures pentues et sa volée d’escaliers menant à la longue véranda qui courait tout le long des façades. Hélas ! faute d’entretien, la maison s’est écroulée fin 2022.

Roça Soledade est encore en activité, produisant surtout du cacao, et un peu d’huile de palme artisanale. Le terre-plein où sont regroupés les bâtiments de la roça occupe le point culminant d’une éminence qui sépare les vallées du rio São João et du Io Grande. On sort du terre-plein sur la gauche par une large piste plus ou moins bien empierrée, qui descend, d’abord en pente douce, puis un peu plus raide, entre les cacaoyers, en direction du Io Grande. Au moment d’une rupture de pente, on laisse sur la gauche le chemin PP CA 04, qui va vers Roça Fraternidade. Quelques trouées dans la végétation permettent de belles échappées sur les reliefs escarpés du côté de cette roça, où, en saison sèche, la verdure des arbres est largement éclaboussée de rouge par la floraison des érythrines.

En arrivant sur les rives du Io Grande, les arbres deviennent encore plus majestueux. Cependant, des défrichements récents ouvrent des trouées plantées de cacaoyers et de bananiers. Dans les derniers moments avant de rejoindre la route nationale, le sentier paraît s’enfoncer dans l’obscurité d’une cathédrale de verdure. On débouche sur le pont qui permet à la Nationale 2 de franchir le lit du rio ; belle perspective sur les eaux vertes en contrebas et les berges semées d’arbres immenses. Des enfants effectuent des plongeons spectaculaires depuis la rive du pont, d’autres, sur la rive opposée, s’ébattent dans l’eau ou pêchent les poissons d’eau douce avec des moyens de fortune (un bambou, une vieille ficelle).

On peut considérer qu’on est arrivé au bout du trajet, et revenir à S. João soit en rebroussant chemin, soit en empruntant la route nationale (trajet un peu plus court). Il est également possible de rejoindre, du pont, le PP CA 01, et de prendre celui-ci pour revenir à S. João. Pour cela, on devra emprunter vers la gauche la route asphaltée sur un peu plus de 200 mètres. Prendre ensuite sur la droite une petite route pavée (marquage au sol et sur un tronc d’arbre pour indiquer le chemin) ; cette route serpente sur environ 1,5 km (compter 20 minutes de marche) le long des méandres du fleuve, dont on aperçoit parfois un bras mort aux eaux vertes entre les arbres et les bosquets de bambou. Si vous ne voulez pas aller jusqu’à la plage à l’embouchure du fleuve (voir description plus haut du PP CA 01), prenez, pour rentrer, un sentier qui monte en pente raide sur votre gauche (signalisation).

 

PP CA 04: de la roça Soledade à la roça Fraternidade (la petite boucle)

De Soledade à Fraternidade, de la Solitude à la Fraternité : un bien joli programme. Le PP CA 04 n’est pas, à lui seul, un parcours de randonnée, mais seulement un sentier qui, reliant les roças Soledade et Fraternidade, permet de faire une randonnée qui unit les parcours du PP CA 01 et du PP CA 03, sans aller jusqu’aux rives du Io Grande.

Durée : Cette randonnée requiert environ 1h45 de marche (de S. João dos Angolares, sortie de la ville, à S. João plage ; le parcours peut aussi se faire dans le sens inverse). C’est donc beaucoup moins que la grande boucle qui consiste à enchaîner dans leur totalité les PP CA 01 et 03 (5 heures de marche). Difficulté : facile.  Dénivelé : environ 140 mètres.

 

Outre la visite de deux petites roças traditionnelles encore en activité, l’intérêt de ce parcours réside dans les beaux points de vue que l’on peut avoir sur les deux côtés de la ligne de crête entre la vallée du rio São João et celle du Io Grande, et au-delà, sur la mer et sur la curiosité naturelle qu’est le Pico do Cão Grande.

On prend le PP CA 03 jusqu’au siège de la Roça Soledade, puis on continue à la sortie de la roça durant encore un peu moins de 10 minutes. Bifurcation : signalisations au sol, sur les pierres du chemin, parfois dissimulées par la boue, et au-dessus de votre tête sur des grands arbres. Alors que le PP CA 03 continue en descente vers la droite, le PP CA 04 prend la large allée de gauche. On gagne en 10 minutes la route nationale. Sur votre droite, en bord de route, une petite construction en bois ; un café-bar, le Café Fraternidade, qui devait rentrer en activité courant 2026, jouit d’un emplacement stratégique sur le col entre les deux vallées, avec une vue magnifique, à la fois sur la dent acérée du Pico do Cão Grande, et, en contrebas, sur la vallée du Io Grande.

Il faut traverser la nationale et prendre en face le sentier qui monte en pente douce vers la Roça Fraternidade. Très vite sur votre droite, un petit sentier de quelques dizaines de mètre mène à un point de vue encore plus spectaculaire que le précédent : au pied d’un pylône électrique à haute tension, vue dégagée (ce n’est pas si fréquent à S. Tomé) sur la chaîne montagneuse, les méandres du Io Grande dans sa verte vallée, et la mer au-delà de l’embouchure du rio, avec un rivage de falaises très découpé.

Le sentier principal arrive ensuite au centre de la petite Roça Fraternidade et rejoint le PP CA 01 au pied de la jolie chapelle blanche ; de la porte de la chapelle, autre beau point de vue, cette fois sur la bourgade de São João et la baie de Santa Cruz. Pour redescendre sur la plage de São João, il faut prendre le sentier de randonnée PP CA 01 vers la gauche.