PP LO 01 : Le long des plages du nord : de Praia das Conchas à Praia dos Tamarindos, et prolongement jusqu'à Praia Micoló
- Difficulté : facile.
- Dénivelé : insignifiant (quelques dizaines de mètres si l’on fait l’ascension du « morro » de Morro Peixe).
- Longueur : environ 3 km entre Praia das Conchas et Praia dos Tamarindos, 4 km entre Praia dos Tamarindos et Praia Micoló ; 14 km aller et retour.
- Durée : 40 minutes pour se rendre à Praia dos Tamarindos, 50 minutes de plus pour Micolo. Aller et retour du parcours complet 3h00. Compter une demi-heure de plus pour faire l’ascension de la colline du Morro Peixe (1/4 d’heure à la montée, 10 minutes à la descente).
Le parcours relie entre elles les plages du littoral nord. Beaucoup de ces plages ont été très dégradées par le pillage du sable (utilisé pour les constructions en béton) ; les feux de brousse qui ravagent chaque année la savane en saison sèche ont aussi, en certains endroits, porté préjudice aux cocotiers qui ombrageaient ces plages. Le secteur littoral qui a le moins souffert de cette dégradation est celui parcouru par le chemin que nous avons signalisé, entre Praia das Conchas et Praia dos Tamarindos. Derrière Praia das Conchas, la cocoteraie a gardé tout son charme, et nous vous invitons à y faire une petite incursion en prenant sur votre droite au départ du sentier signalisé, éventuellement en se faisant accompagner par les enfants du hameau, qui se feront un plaisir de grimper aux arbres pour vous y cueillir des noix de coco dont vous boirez le liquide bien frais, en l’échange de quelques pièces de monnaie.
Revenez sur le chemin marqué, une piste assez large. Elle court parallèlement à la mer, mais elle en est rapidement séparée par de grandes propriétés appartenant à quelques privilégiés. De l’autre côté de la piste, après avoir dépassé la cocoteraie de Praia das Conchas, vue sur la savane piquetée de bouquets d’acacia et de quelques baobabs.
Le chemin devient plus étroit, et débouche sur une petite plage, Praia Guégué, assez bien conservée, où il peut être agréable de se baigner. Puis, le parcours passe entre les gros rochers noirs du bord de mer, avant de franchir sur un pont l’embouchure d’un petit cours d’eau ; sur l’autre berge, le village de pêcheurs de Morro Peixe, au fond d’une jolie crique. En bord de mer, Musée de la Pêche Artisanale, joli bâtiment en bois bleu et blanc, et centre d’incubation des tortues marines.
Au musée, exposition intéressante et très pédagogique sur les ressources de la mer autour de l’archipel, les techniques de pêche, les problèmes environnementaux, la vie des tortues. Les panneaux explicatifs sont tous écrits en trois langues, portugais, français, anglais. Le responsable du musée, le Senhor Hipólito Lima, connu comme protecteur des tortues marines de toute l’île, et récompensé pour cela en 2020 par le prix Prince William de la conservation de la nature en Afrique, dispose de chambres d’hôtes pour recevoir des touristes dans sa maison, à quelques mètres du musée. Il fait partie de l’association PTP SANTOLA.
Le chemin signalisé traverse le village, blotti au pied d’une colline en forme de mamelon (ce qu’on appelle un morro, d’où le nom du village – Morro Peixe, colline aux poissons). La vue du haut de ce morro est fort belle, sur l’ensemble du littoral nord et de ses plages, et, vers l’intérieur, au-delà des molles ondulations de la savane, sur la chaine de montagne boisée qui, à Sao Tomé, n’est jamais bien loin de la mer. Pour accéder à ce point de vue au sommet de la colline, continuer le chemin signalisé jusqu’à la sortie du village ; prendre la piste à gauche (marquage au sol), et, au-delà de quelques maisons, escaladez la pente couverte de broussaille (aucun chemin marqué, mais l’ascension ne présente aucune difficulté). Vous êtes au sommet en à peine plus de 10 minutes.
Après avoir admiré le paysage, redescendez sur la piste. Un embranchement, avec panneaux de signalisation : à gauche, Praia dos Namorados (Plage des Amoureux), agréable petit lieu de baignade abrité ; en face, le chemin pour Praia dos Tamarindos (marquage sur le tronc d’un gros baobab). Un peu plus loin sur la droite, un panneau indique l’accès à un très agréable restaurant, jouissant d’un joli point de vue : le Montemar (tél. 992 96 94). Cuisine de haute qualité, permettant de compter le Montemar comme un des 6 ou 7 restaurants de l’île méritant le qualificatif de « gastronomique ». Menu à 15 €, comportant deux ou trois entrées, certaines très originales, plat principal et dessert. L’établissement comporte maintenant deux bungalows qui doivent ouvrir aux touristes fin août 2023.
A 5 minutes de marche de là, Praia dos Tamarindos est la plus étendue des plages du nord ; elle est très courue en weekend par les Santoméens : ambiance populaire de piquenique, jeux de ballon et musiques à plein volume, vous pourrez prendre un bain de santoméité.
La signalisation du PP LO 01 s’arrête là ; mais vous pouvez continuer au-delà, sans craindre de vous perdre ; le chemin est parallèle à la mer, séparé des plages suivantes par un cordon dunaire ; on accède à ces plages par des sentiers transversaux qui offrent de jolies vues sur l’Océan. Malheureusement, ces petites plages ont perdu beaucoup de leur intérêt pour les baigneurs, en raison du pillage de leur sable (pour les constructions en béton de la capitale), on marche maintenant sur des affleurements de roches, parfois coupantes. A 2,5 km, on arrive à Fernão Dias, une ancienne roça de bord de mer. A cet endroit, les autorités coloniales installèrent en 1953 un camp de rétention pour les Santoméens pris dans des rafles lors du soulèvement et des massacres dits « de Batepá ». Tortures et conditions de détention inhumaines firent de ce camp de détention un camp d’extermination pendant de longues semaines. A l’entrée de Fernão Dias, un grand monument de ciment bleu commémore ces évènements douloureux. On parle depuis longtemps de construire à Fernão Dias un port en eau profonde, dont l’île aurait grand besoin (les déportés du camp de 1953 étaient déjà censés construire la digue d’un tel port). Pour le moment, le site est celui d’une petite plage ombragée, très abimée par les prélèvements de sable et déshonorée par les dépôts d’ordures (accès quelques centaines de mètres après le monument aux martyrs).
Nombreuses grandes propriétés entre la piste et la mer. Deux kilomètres après Fernão Dias, arrivée à Micoló : communauté de pêcheurs, devenue un village-rue de restaurants de poisson grillé et de guinguettes, très fréquenté par les gens de la capitale, surtout le weekend, et connaissant alors une vie nocturne intense. Il est très sympathique d’y prendre un repas de produits de la mer.
Retour à Praia das Conchas par le même chemin.
A noter que Micoló est relié à la route nationale N°1, à 3,5 km, par une excellente route asphaltée (intersection au village de Condé, hébergement possible à Casa Pires, membre de l’association PTP Santola).
Retour par le même chemin.
PP LO 02 : ascension du Morro Munquiqui
Difficulté : très facile.
Dénivelé : 140 mètres.
Durée : 35-40 minutes à la montée, 30 minutes à la descente.
Départ : marquage au sol sur la route nationale EN1, sur le côté droit en venant de la capitale, à mi-chemin entre le lycée (situé sur la gauche) et l’entrée de la petite ville de Guadalupe.
Le Munquiqui est un morro, c’est-à-dire une de ces collines en pain de sucre qui parsèment les petites plaines littorales de Sao Tomé et de Principe. Il en existe de plus escarpés ; mais celui-ci a été choisi pour la construction, à son sommet, d’un relai de la télévision nationale ; lequel est accessible par un chemin plus ou moins carrossable. Ce sentier a été balisé en parcours de randonnée (PP LO 02).
Ce n’est pas au sommet que l’on jouit de la vue sur la plaine environnante, car les antennes de télévision sont entourées d’arbres ; mais le chemin d’accès, qui tourne en spirale autour de la colline, offre de superbes échappées, tantôt sur le bord de mer tout proche, tantôt sur la roça Agostinho Neto et ses majestueux bâtiments, ou sur le panorama des montagnes boisées qui marquent, vers le sud, la transition entre la plaine littorale et les hauteurs du Parc National de l’Obô.